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Internet , nouveau super man du chômage ?

L’économie française serait-elle devenue dépendante d’Internet ? Une étude McKinsey parue en 2012 assurait que le réseau des réseaux avait généré la création du quart des emplois français depuis 1995. Dans les autres cas, il est fort à parier qu’il ait été utilisé durant la phase de recherche : 90% des candidats l’ont utilisé pour trouver un emploi, ce qui place le web en 1ère position des outils de recherche, devant les annonces dans la presse ou le réseau de connaissances. Outil indispensable donc mais avec une tendance à exclure les individus hors du « moule » .Les critères types exigés (CV basés sur les études, image du candidat mise en avant …) mettent à l’écart de nombreux candidats mais aussi recruteurs comme certaines PME ou artisans. De nouveaux sites Internet se sont ainsi développés avec pour objectif de récupérer ces profils oubliés en ouvrant le marché de l’emploi  à tous. Focus sur 3 exemples représentatifs.

Choose your boss : les candidats prennent le pouvoir !

choose 1Loin de la crise, les informaticiens qualifiés n’ont en général pas de réelles difficultés à trouver un nouvel emploi. Il est même fréquent que ces candidats soient la cible de nombreuses offres mal ciblées et d’une sur-sollicitation des recruteurs pour des postes trop éloignés de leur aspiration. Partant du constat de cette mauvaise adaptabilité des sites d’emplois aux candidats du secteur IT, le site Choose your boss fait le pari d’inverser les rôles en donnant le pouvoir à ces candidats particulièrement demandés. Ce sont ainsi ces derniers qui décident d’être mis en relation ou non avec un recruteur et non pas l’inverse. Le dispositif est gagnant-gagnant : pour les actifs exigeants donc mais aussi pour les recruteurs en recherche de profils valorisants.

 A l’origine, le site s’est inspiré des sites de rencontre type Meetic ou Attractive World. Une parenté assumée par son  fondateur Laurent Chollat-Namy : « Nous avons longuement discuté avec des recruteurs et des informaticiens pour identifier leurs besoins et leurs pratiques. Cette réflexion nous a amenés à réinventer la mise en relation candidat / recruteur en nous inspirant des sites de rencontres. L’objectif est de mener une véritable séduction intellectuelle de l’informaticien, inaccessible et évoluant dans un marché de l’emploi « caché ». Pour l’instant le taux de 25% de relations acceptées des candidats est prometteur compte tenue de la jeunesse du site. Avec plus de 5600 candidats inscrits durant les 6 premiers mois d’existence, le site de niche est pour le moment sur de bons rails. Logique répercussion : le site attire aussi les recruteurs avec 280 inscrits sur la même période. Les tarifs du site, compris entre 590 euros pour 10 annonces et 25 600 € pour 100 annonces/100 mises en relation, lui permette de cibler un large choix de recruteur même si on imagine que certaines start-up limitées financièrement seront réticentes à débourser de tels montants dans le recrutement.

 Le Bon Coin/Twitter : une notoriété au service des offres d’emploi

 A l’opposé des cibles « premium » de Choose your boss, les candidats à faible niveau d’étude sont eux aussi mal représentés par les sites classiques d’offres d’emploi sur le Web. Des sites comme Le Bon Coin ou Twitter, du fait de leur facilité d’utilisation mais aussi de leur fort potentiel de lecteurs internautes, sont de plus en plus plébiscités par les candidats et les recruteurs.

 Le site de petites annonces, qui a déjà connu un large succès dans le secteur de l’immobilier et de l’automobile, entend renouveler sa « success story » en matière d’offres d’emplois. Pour l’instant il semble y parvenir : le site s’est même payé le luxe de devenir le 1er site privé d’annonces en ligne, derrière l’incontournable Apec, avec 160 000 offres présentes sur le site et 1,75 millions de visites uniques par mois. Le site a largement bénéficié de ses atouts, à savoir : une notoriété énorme, une gratuité pour les candidats et les recruteurs mais aussi une localisation directement affichable dans les offres d’emploi qui permettent un choix d’offres de proximité. Si à la base les offres d’emplois étaient majoritairement destinées aux non cadres, il attire dorénavant un choix d’offres éclectiques via un bouche-à-oreille positif.

 Une chose semble acquise : candidats et recruteurs n’hésitent plus à utiliser des sites Internet non conventionnels (en général des sites sans rapport lors de leur lancement avec le marché de l’emploi). Objectif principal de ces nouveaux outils : réussir coûte que coûte à mettre en contact candidats et recruteurs sur une offre commune. Twitter est un autre exemple de ce type mettant au profit du marché de l’emploi son audience énorme. Ses atouts : gratuité, simplicité et notoriété. Les 4500 tweets par jours liés à des offres d’emplois ont un potentiel de lecteur qu’il est difficile d’atteindre sur la plupart des autres sites.

 Myfairjob : l’emploi pour tous

 L’idée de ce site lancé il y a 3 ans est nait d’un constat simple : la difficulté pour les candidats ne disposant pas de réseau de trouver un travail. Ainsi, l’inventeur de ce site, disposant lui-même d’un CV « attractif », eut une idée brillante. C’est en imaginant la situation des candidats dont les atouts n’étaient pas assez mis en valeur sur les CV classiques qu’il eut l’intuition qu’un site d’emploi équitable avait son utilité. Son site, Myfairjob.fr, était ainsi lancé avec pour particularité principale un « centre des compétences » mettant au cœur du processus de mise en contact avec les recruteurs les  compétences du candidat. Une enquête, menée par Valeurs et développement l’an dernier, avait montré que les candidats présentaient de réelles difficultés à valoriser leurs compétences sur leur CV, la faute à un formatage très français de mettre largement en avant son image lors de ses recherches, contrairement aux habitudes américaines par exemple. Les fonctionnalités du site My Fair Job pourraient réduire le fossé entre les habitudes opposées des 2 côtés de l’atlantique.

fairjob

En lançant une seconde version du site récemment, My Fair Job entend bien augmenter sa base de candidats, essentiellement des actifs non cadres ayant des compétences spécifiques à faire valoir. Le tarif raisonnable du site, entre 199 euros pour 25 crédits contacts et 299 euros pour le double, lui permette d’approcher des recruteurs de petites envergures contrairement à la plupart des sites d’emplois habituels.

le site ici

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