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Les Mayas et le sens de l’humour

Si vous pouvez lire cet article, c’est que nous sommes toujours là. De vrais petits plaisantins ces Mayas!

La fin du monde a si souvent été annoncée que nous ne savons plus à quel prophète de l’Apocalypse se vouer. Entre les prévisions plus qu’approximatives et les interprétation douteuses de signes cataclysmiques, les plus crédules se ruent à Bugarach tandis que les plus inspirés surfent sur ce buzz providentiel, c’est à croire que les Mayas avaient tout prévu.

 

La fin du monde pour les nuls

Depuis le début du millénaire, nous avons échappé à 14 probables fins du monde. Que les prédictions soient d’origines religieuses ou scientifiques, elles découlent toujours de « savants » calculs mathématiques alambiqués. Tour à tour lancées par des savants fous, des hurluberlus de la bible ou encore des petit groupes d’anxieux, ces rumeurs de fin du monde ont toujours trouvé un public à leur écoute, surtout auprès de nos voisins outre-Atlantique. Le prédicateur le plus connus? C’est un Français! Michel de Nostredame, dit Nostradamus, publia ses premières prophéties en 1555 (déjà à cette époque la fin du monde était lucrative!). Ce pauvre Nostradamus a vu sa prophétie comparée au nouveau phénomène PSY.

L’Apocalypse est un sujet qui passionne l’Humain depuis qu’il est capable de percevoir la mort, la fin. Son étude très sérieuse possède même son propre champ scientifique, philosophique et théologique; l’Eschatologie.

 

L’Apocalypse, un bon filon?

Que les plus perplexes se rassurent, la fin du monde n’a pas que des mauvais côtés. Pour les fans de pub, c’est une aubaine! L’angoisse ça fait vendre! Ce n’est peut -être pas une nouveauté mais c’est un coup marketing toujours aussi bankable et les publicitaires n’hésitent pas à jouer la carte de l’Apocalypse. Vecteur d’émotion, ces moments importants dans l’année (au même titre que Noël ou la Fête des Mères, etc) permettent aux marque de faire du Storytelling et sur les consommateurs, le storytelling marche du feu de dieu.

Mieux vaut en rire!

La Première marque à se lancer sur le ring est la marque de produits pour homme Axe, avec son Axe 2012 Final EditionLa marque livre une réécriture du célèbre passage du Premier Testament, l’Arche de Noé. Sans se détourner de son fil rouge publicitaire, Axe reste dans l’humour de sa signature mythique « Plus t’en mets, plus t’en as ». Une déclinaison plus « terre à terre » illustre la pensée de chacun, s’il ne nous reste que peu de temps à vivre, pourquoi ne pas réaliser tous nos fantasmes et ne se soucier de rien?

 

Autre marque surfant sur la vague, Durex. Dans sa campagne anglaise, la marque joue avec brio l’analogie du mot end qui s’applique aussi bien au monde qu’au final de l’acte sexuel. Elle nous invite à célébrer comme il se doit la fin du monde le 21 décembre 2012. Nous ne pouvions pas nous attendre à mois humoristique de la part d’une marque à la culture publicitaire très développée et décomplexée. Encore une fois, elle communique de façon subtile sur un sujet d’actualité et le tour à son profit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« La fin du monde ne devrait pas être la seule chose à venir »

« La fin du monde ne vient qu’une seule fois. Rendez-la spéciale »
« Si la fin (du monde) ne vient pas rapidement, vous non plus »

La fin justifie-t-elle les moyens?

Nous avons pu le constater, la fin du monde fait vendre et pas seulement celle des Mayas, du 21 décembre et du jugement final. L’épuisement des réserves de pétrole, le réchauffement climatique, les famines et autres catastrophes naturelles sont aussi source de publicité.

Même les ONG s’y mettent. Voici un bel exemple de Première Urgence qui allie fin du monde et Faim dans le monde.

 

 

 Et cette fois une action de la REA, Regional Environmental Awareness contre le réchauffement climatique

 

To Buzz or not to Buzz?

La fin du monde est tellement présente dans les esprit qu’il s’agit d’un sujet fréquemment abordé dans les films catastrophe. Il en existe des centaines! Armageddon, Le jour d’après, 2012…..pour ne citer que les plus connus.
 Devant toutes ces démonstrations pré-apocalyptiques nous pouvons nous poser des questions. Si le secteur de la fin du monde publicitaire est aussi lucratif depuis tant d’année, sera-t-il toujours de même? les gens ne risquent-ils pas de se lasser? si nous considérons que chaque nouvelle prédiction de notre perte crée un buzz mondial, est-il intelligent de continuer à communiquer sur cet événement, au risque de se perdre dans la masse de publicité?

Igor & Lauriane

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