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télé et jeux vidéos: effets sur les notes des ados

Les enfants et adolescents sont en effet les plus friands de télé réalité, séries, fictions ou jeux vidéos. Il est donc du rôle du parent de fixer des limites à son enfant tout en le guidant vers les « programmes » les plus intéressants. L’éducation médiatique s’apprend aussi…

La télé-réalité, vecteur de mauvaises notes chez les ados 

Le monde qui nous entoure est aujourd’hui surmédiatisé: télévision, radio, internet… Les émissions en tout genre se font une guerre sans merci dans le paysage audiovisuel français tandis que les jeux vidéos prennent de plus en plus d’ampleur dans notre société allant jusqu’à influer sur certains comportements. Les enfants et adolescents sont aujourd’hui les premiers spectateurs de ce monde numérique, virtuel.

Selon une étude du ministère de l’éducation nationale, regarder des émissions de télé-réalité nuirait à la scolarité des enfants et adolescents. Les anges, qui veut épouser mon fils, bachelor et bien d’autres ne sont pas les meilleurs coachs pour nos bambins et en particulier lorsqu’il s’agit de grammaire. Cette déferlante de divertissement gratuit et accessible obnubile les enfants et les intéresse aujourd’hui plus que les livres, nos vieux amis oubliés. Les candidats des anges de la télé-réalité en particulier usent d’un langage incompréhensible voir souvent inventif que les enfants ont ensuite tendance à reproduire dans leurs copies.

Voici un florilège de quelques expressions: « Je n’ai pas d’ordre à recevoir de personne! », « Il faut faire abstraction à ça » …

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Le seul antidote efficace existant encore est la lecture. Un livre comporte en effet en moyenne 1000 mots différents et use bien souvent d’un vocabulaire riche et qui sera utile pour la vie de tous les jours. Les émissions de télé-réalité comportent quant à elles en moyenne 600 mots différents mais le vocabulaire est tout autre. Face au succès de ce type d’émissions, il est cependant difficile pour les parents ou professeurs de lutter. L’étude menée par le ministère de l’éducation nationale a révélé que les activités préférées des adolescents aujourd’hui étaient la télévision, internet avec les réseaux sociaux en particulier, le portable et les jeux vidéos. De quoi inquiéter encore pour un certain temps les profs de français…

Les jeux vidéo développent de la matière grise

bienfaits des jeux vidéos sur la perception, la précision et la prise de décision.

bienfaits des jeux vidéos sur la perception, la précision et la prise de décision.

Les jeux vidéos, contrairement à ce que l’on pourrait penser ne sont pas forcément à diaboliser. Leurs effets peuvent même dans certains cas être bénéfiques. En effet, selon une récente étude menée par l’institut Max Planck, les jeux vidéos peuvent aider les adolescents à développer certaines capacités telles que l’orientation spatiale, la formation de la mémoire, la mise en place de stratégie ainsi que les facultés motrices. En effet, jouer aux jeux vidéos fait appel à une concentration importante. L’adolescent apprend à se focaliser sur un sujet et à se concentrer afin de gagner sa partie. Cela n’apparaît donc pas dénué de tout sens. Selon cette même étude, y jouer développe également la matière grise du cerveau et n’a pas d’effets néfastes sur le bulletin de l’élève. Au contraire, une légère amélioration lors de tests de raisonnement a été constatée chez les élèves amateurs de ces derniers.

Les détracteurs des jeux vidéos seront probablement fâchés mais des chercheurs et médecins étudient actuellement les bénéfices que ces derniers pourraient avoir sur certaines maladies. Ils pourraient en effet être utilisés comme un outil de guérison, ou du moins pour palier aux troubles tels que la schizophrénie, le stress post-traumatique ou encore les maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer.

 Quelle position doivent donc adopter les parents face à tout cela ? Faut il autoriser ses enfants à jouer au jeux vidéos ou au contraire les pousser à exercer des activités plus intellectuelles ou sportives ?

 Les jeux vidéos : Entre bienfaits et dépendance inquiétante, le fossé est parfois maigre

 Certes, jouer aux jeux vidéos peut être bénéfique pour développer son cerveau mais tant que cela reste raisonnable. En abuser n’arrange malheureusement pas les choses. Les jeux vidéos sont en général la « bête noir » de la société car les médias relatent bien souvent des faits incroyables et souvent « morbides » liés à leur pratique. Un joueur fragile psychologiquement peut donc réinterpréter à sa manière un jeu vidéo violent et en arriver de manière parfois inconsciente à commettre l’irréparable.

Plus communément, la dépendance aux jeux vidéo peut arriver rapidement. On utilise le terme de dépendance lorsque ces derniers deviennent le premier centre d’intérêt du joueur, et qu’il néglige les autres (scolaire, relationnel, loisirs, etc…). Cette dépendance est néfaste car elle entraine bien souvent chez l’adolescent de multiples problèmes tels que des difficultés à dormir, de l’anxiété ainsi que des soucis psychiques et somatiques dans un monde ou la communication est aujourd’hui au centre de tout.

Comme le disait déjà voltaire : l’abus est un Vice attaché à tous les usages, à toutes les lois, à toutes les institutions des hommes.

 Y jouer c’est bien, en abuser c’est mal…

 Les séries américaines ne stimulent pas nom plus les cerveaux.

 Les séries se rangeraient plus du côté de la télé-réalité au niveau des résultats scolaires des adolescents. L’american way of life fait rêver et les ados en sont accros : Desperate Housewives, les frères scott, Grey’s anatomy…Les USA en offrent pour tous les gouts et tous les âges. Les séries donnent aujourd’hui une fausse vision de la vie aux adolescents qui s’identifient tant à leurs personnages favoris qu’ils en oublient de rester eux même. Partager la vie de leurs idoles, voilà leurs rêves mais au détriment de l’école.

Florilège des séries américaines les plus vues

Florilège des séries américaines les plus vues

Un adolescent français passe en moyenne deux heures par jour à regarder des séries à la télévision. A choisir entre la folle vie amoureuse de leurs héros ou le théorème de Pythagore, le choix est malheureusement en général vite fait.

 Morale en est qu’il est important en tant que parents de donner à l’enfant un temps global d’écran par jour. Il n’est pas utile ni recommandé de le priver de ses programmes favoris, même si l’on ne partage pas une passion commune pour ces derniers mais il est aussi important de l’ouvrir aux émissions voir mêmes fictions culturelles qui lui serviront probablement plus dans la vie que de savoir ce qu’a mangé Nabila au petit déjeuner…

2 comments

  1. Je ne savais pas du tout que les télé-réalités avaient une certaine influence sur les ados … Mais ça ne m’étonne pas tant que ça ! Super article en tout cas merci !

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