mini cow boy

Le poney, mieux qu’une baby-sitter !

Cet article s’adresse à vous ! Vous qui travaillez dans l’évènementiel (ou à plus large échelle la communication) et donc n’avez pas de vie ! Vous qui désirez quand même avoir des enfants (ça peut arriver !) ou en avez déjà. Vous qui cherchez des solutions pour associer ce « no life’s land » avec une vie de mère ou de père épanoui(e) ! Bien sûr, il s’adresse également à tous ceux qui s’intéressent un minimum à l’éducation de la future génération et/ou à ceux qui trouvent que le « cheval c’est trop génial »… En somme, tout le monde n’est-ce pas ?
Découvrons comment amener votre tout petit au poney-club va être aussi bénéfique pour lui que pour vous. Lâchez les tablettes, l’éveil de l’enfant à poney est une valeur bien plus sûre !

enfant poney

TOUS À CHEVAL…

Aujourd’hui, et ce depuis la mise en place des premiers poney-clubs dans les années 70, l’équitation est de plus en plus considérée comme un loisir et attire particulièrement la clientèle enfantine. Les enseignants ont dû s’adapter au fil des années en optant pour une pédagogie ludique plutôt que directive (finit le temps où les enfants étaient terrorisés à l’idée d’aller monter pour se faire hurler dessus !). Cette forme de pédagogie autorise l’individu à apprendre par tous les moyens possibles et cela à son rythme mais exige que le moniteur soit capable de définir parfaitement les objectifs à atteindre.

Une pédagogie qui a permis d’augmenter considérablement le nombre de pratiquants en quelques années et qui a rendu l’équitation accessible à tous. Rappelons que l’équitation, troisième sport national avec 706 449 licenciés en 2012*, continue sa progression tandis que le football connait une réduction de son nombre de licenciés. Quand je vous disais que Pénélope Leprevost allait devenir plus connue que Ribéry, ce n’était pas des blagues !
Par ailleurs, l’équitation est le premier sport féminin en France puisque 82,5% des cavaliers sont en fait des cavalières. Une raison de plus pour vous, les mamans, de mettre votre petite princesse à l’équitation : elle ne sera pas entourée de goujats ! (Quant à vous, les papas, allez-y, votre fiston deviendra un tombeur en 10 secondes chrono !)

Rappelons-le : un poney n’est pas une Barbie !

Rappelons-le : un poney n’est pas une Barbie !

 

… ET LE PLUS TÔT SERA LE MIEUX !

Il faut reconnaitre que la pratique de l’éveil poney, nommé « baby poney » pour les intimes, est assez récente et a longtemps été controversée : n’était-ce pas trop dangereux pour le jeune enfant ? Mais avec un peu d’ouverture d’esprit, on remarque que la pratique de l’équitation à un très jeune âge était courante dans certaines civilisations ; même si nos modes de vie ont changé du tout au tout, l’Homme lui-même n’a guère évolué depuis des millénaires.

Prenons deux exemples de rapport homme/cheval dans les anciennes civilisations. Chez les Indiens d’Amérique, le cheval fait partie intégrante de leur culture. Dès la naissance les enfants vivent et voyagent à cheval avec leurs parents puis ils montent naturellement et galopent dès 4 ans ! Les parents savaient que pour survivre il fallait apprendre à chasser très tôt. Partons maintenant en Asie, chez les Mongols où la culture équestre est également très ancienne. Actuellement il y a là-bas autant d’habitants que de chevaux et pendant la fête du Naadam (signifiant « jeux et divertissement » en mongol), des cavaliers de 4 et 5 ans participent à une course de 30 à 40 km ! En effet, les enfants apprennent à monter très tôt comme ils apprennent à marcher et à vivre.

Il y a beaucoup de ces exemples dans l’histoire mais c’est la même chose aujourd’hui : parmi les cavaliers internationaux, beaucoup ont monté à cheval avant de savoir marcher comme les enfants des familles Bost ou Pigeon ou encore comme Michel Robert. À 4 ans ce dernier a commencé l’équitation sur un mouton avant de monter dès 5 ans les chevaux de son père. Nous savons que tous ceux qui atteignent un excellent niveau dans n’importe quel domaine ont souvent commencé l’apprentissage très tôt, d’où l’intérêt des cours d’éveil à poney !

Michel Robert apprend l’équitation à 4 ans… sur un mouton !

Michel Robert apprend l’équitation à 4 ans… sur un mouton !

 

VISION À LONG TERME !

Pas d’étonnement si votre enfant est un peu impressionné au début, mettez-vous à genoux à côté d’un cheval d’1m80, vous verrez ce que ça fait ! Sachant que les tout petits ont très peu conscience du danger cette appréhension passera rapidement (bien plus vite que la vôtre !) et il pourra profiter pleinement des nombreux bienfaits : son développement sensoriel et psychomoteur sera optimisé, il apprendra à coordonner ses mouvements, aura l’occasion de devenir sociable en rencontrant d’autres apprentis cavaliers et sera surtout responsabilisé par le contact du poney! En bref, il deviendra un petit génie (rien que ça !). Nous avons donc tous bien compris à quel point le baby poney est merveilleux pour votre bambin mais qu’en est-il pour vous ?

Premièrement vous aurez moins de scrupule à dépenser une quinzaine d’euros pour une heure de tranquillité en laissant votre précieux chérubin à un moniteur diplômé et compétent (et oui, il y en a !) plutôt que de donner 9 euros à la fille de vos voisins qui le plantera devant Le Roi Lion pour la quinzième fois (et pourtant c’est aussi mon Disney préféré !)…

Deuxièmement, c’est la parade suprême : vous ne voulez pas d’un chat ou d’un chien à la maison, et encore moins d’un cochon d’Inde? Offrez quand même à votre enfant l’expérience unique d’être proche d’un animal et d’en avoir la responsabilité (sous bonne garde certes) ne serait-ce qu’une heure par semaine.

Enfin, ayez une vision à long terme ! Parce qu’au début vous le laissez au poney-club une heure, une heure trente à tout casser mais après… Repartez en virée shopping avec vos amies ou voir des matchs de foot (on y revient toujours décidément) avec vos potes ! Et oui, votre progéniture sera devenue tellement passionnée qu’elle voudra y passer tous ses week-ends et mercredis après-midi.

À vous la belle vie… ou le travail !

Frison fille

*Source : Fédération Française d’Equitation

Crédits photos : ©Heart of horse / ©Michel-Robert.com / ©PegaseBuzz / ©UCPA

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