Paris je t'aime pas

Pourquoi (pas) Paris ?

Welcome to Paris !

PARIS, CAPITALE DE LA France. 2,2 millions d’habitants.

Débat houleux, débat sauvage, débat sans fin.

 Il y a, de multiples raisons d’aimer Paris. Ville riche et passionnante, regroupant des monuments médiévaux et plus récents. En la parcourant, on ne cesse de redécouvrir cette ville à travers les âges et les époques.

Regard sur Paris

Pour moi, aimer Paris c’est : tomber sous le charme de Montmartre qui surplombe la ville Parisienne et réchauffe les cœurs de par ses spectacles et son romantisme ; admirer le château de Versailles et ses hectares de jardins ; parcourir le canal Saint Martin et s’imaginer à la place d’Amélie Poulain ; flâner sous les abords des gargouilles de Notre Dame pour finir au centre de l’atmosphère des rues animées du quartier St Michel.

C’est aussi faire des tours de manège à côté de la Tour Eiffel ; longer la seine sur les quais, la nuit, à bord d’un taxi et, redécouvrir la magie de « Paris by night » ; chercher le cadenas le plus original sur le pont des arts ; bronzer sur les toits de Paris ; et admirer, toujours admirer, chacun des détails de cette ville dite tant magique  qu’apocalyptique.  Et j’en passe.

Paris dégage une énergie puissante. Ses rues étroites et ses quartiers typiques, son rayonnement culturel et historique, ses cafés et leurs terrasses. On l’appelle la Ville Lumière. La ville de l’amour et du romantisme. Une ville de tous les clichés. Les rues pavées où les françaises habillées en Chanel déambulent une baguette à la main. Il y a, en Paris, quelque chose de chic et d’élégant, de bohème et de marginal. Quelque chose d’artistique et de fantaisiste.

Brassaï

Il y a de nombreuses raisons d’aimer Paris. Mais, je dois l’avouer. Je n’aime pas cette ville. J’ai même tendance à dire : « j’aime pas Paris ».

La question est pourquoi la métropole la plus charmante au monde est-elle aussi la plus hostile ?

« Il n’y a jamais de fin à Paris et le souvenir qu’en gardent tous ceux qui y ont vécu diffère d’une personne à l’autre » philosophait Ernest Hemingway dans son recueil de souvenirs Paris est une fête.

Il n’y aura sans doute jamais de fin, mais l’auréole de la Ville lumière d’antan se voile au fur et à mesure. A l’heure ou l’hôtel de Ville met en lumière les rétrospectives de Doisneau ou les clichés du photographe Brassaï « Pour l’amour de Paris », la légende d’un Paris polisson, l’afflux de population déforme les charmes de la ville. « Minuit à Paris » de Woody Allen n’en devient plus qu’un beau rêve imagé.

Paris, capitale de la France. Autrement dit ; « Paris, Roi du Monde ».

Provinciaux & étrangers sont prévenus, mettre un pied à Paris c’est non seulement synonyme de s’aventurer en terre inconnue, mais surtout, sur un terrain hostile.

Car, pour les Parisiens, vivre à Paris est gage d’une supériorité rare leur insufflant tous les droits. Ayant prit pour acquis un égo sur-dimensionné, on pourrait écrire un livre à l’image de « La femme parfaite est une connasse » de Anne Sophie Girard qui dirait : « On PARIs que t’es un connard ? ». Mais recadrons le débat sur Paris, c’est Par-içi.

Paris

Je m’explique.

Paris c’est ? Paris c’est tout d’abord des PRIX PLUS ELEVES pour quasiment TOUT. Que ce soit pour le logement, les courses, boire un verre, aller manger quelque part, vouloir pratiquer un sport, se faire soigner, ou tout simplement acheter un ticket de transport pour aller d’un point A à un point B.

Emile Zola se plaignait il y a presque un siècle et demi (et il avait bien raison !) « qu’être pauvre à Paris c’était être pauvre deux fois. »

A Paris, la moitié du salaire part pour un studio de 20 mètres carré, pour les plus chanceux. Quand tu vas en Province et que tu vois un 110 mètres carrés pour le même prix : tu pleures.

A Paris, l’espace vert le plus proche est confondu avec un jour de fête foraine. Au revoir les oiseaux qui chantent, laissons place au brouhaha des passants et des klaxons.

A Paris, tu te fauches pour faire les courses, pour aller boire, pour acheter un croissant, aller au cinéma..et j’en passe. Quand tu vas en Province – tu te sens riche, tu flambes, tu passes pour un Prince.

Pour finir, y’a qu’à Paris que tu pourras voir un scooter renversé sur les champs – sur lequel on pourra lire « que pensez-vous de ma conduite ? »

Evidemment, cet article ne peut pas être rédigé sans aborder l’inévitable sujet du « métro ». Indispensable moyen de déplacement, je l’ai surnommé les « Bouches de l’enfer».

Ce moyen de transport en commun est comparable à des boites de sardines aux heures de pointes. Merci Patrick, pour nous avoir mis en tête les paroles de « Les Sardines » qui me permettent de fredonner « Qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette boite » et de ne pas asphyxier au milieu de deux arrêts.

Métro

Mais, les joies du métro ne s’arrêtent pas là. Prendre le métro, c’est aussi faire le parcours du combattant. Car, semé d’embuches, il faut savoir éviter, esquiver, courir, faucher, et assumer une face de warrior sans faille afin d’arriver à sa destination. En gros, prendre le métro c’est endosser un déguisement de « super connard ». (comme le disaient anciennement Omar et Fred dans leur émission Le SAV). 

Et SVP, Messieurs-Dames, merci d’aller à la pêche (aux moules, pour rester polie) une fois arrivé chez vous et NON en face de moi. Y’a mieux comme spectacle. MERCI bien.

Petit jeu à tester pour détendre l’atmosphère : Métro simulator.

J'aime rien je suis Parisien

Bien sûr que non, la liste n’est pas finie (c’est pas drôle sinon). Je continue.

Plus haut, j’abordais le sujet de l’égo des Parisiens. Revenons-en y. Il y a tout d’abord l’embourgeoisement des quartiers ouvriers qui entrainent la disparition des classes populaires. Etre banlieusard est synonyme de nullard. Quand je vois l’allure et l’orgueil incommensurable des bobos du 16ème ou 17ème ,  je me dis qu’après avoir testé les deux, parfois je préfèrerais encore passer pour une « blédarde » de banlieue plutôt que de voir ces « melons ambulants ».

Ce n’est pas sans faire référence aux bobos videurs des boites huppées ainsi que de ces clubbers tous plus reluisants d’égocentrisme, de narcissisme et d’égoïsme.

Et pour ne pas nier cette entrave..même les pourcentages et les peoples s’y mettent. & oui, à force de dématérialiser les charmes de la Capitale et de masquer la politesse ; Paris laisse la première place du podium à Londres qui, devient la Ville la plus visitée du monde, laissant la France en deuxième position.

Et le virus atteint même les stars.. Par Içi.

Le spectacle « How to become a Parisian in one hour » de Olivier Giraud, met en scène certaines des thématiques abordées. Véritable formation intensive sur le comportement des Parisiens dans les magasins, restaurants, taxis, métros, boîtes de nuit…plus aucun détails de cette jungle ambulante ne vous échappera ! Un beau reflet théâtralisé de cet article.

 

Pourquoi (pas) Paris? Paris n’aurait pas besoin de raison d’être car Paris est sa propre raison. Malgré les jours qui passent, je reste sur ma perception et n’aime pas ce tumulte d’égoïsme et d’individualisme même si l’on s’habitue au bruit, à ses richesses et à ses charmes perceptibles en continu. Le Pari est lancé..combien de jours j’y resterai encore ?

Je resterai fidèle à moi même et continuerai à aimer et ne pas avoir peur de marcher dans l’eau, sentir l’odeur de la campagne, écouter le chant des oiseaux, m’allonger dans l’herbe, sentir, observer, aimer, être moi même.

 

Note de fin : Parisiens, Provinciaux, je précise que cet article est personnel. Les idées émises sont subjectives. Je suis ouverte à la critique, aux débats, aux interventions  prônant l’inverse de mon opinion. Alors, et vous, êtes vous pour Paris à tout prix (ou pas) ?

Flaque d'eau

Sur ces belles paroles rien de mieux que de finir par une note musicale avec une chanson de Thomas Dutronc –> Ici. 

One comment

  1. Y aura toujours des ploucs bourrés du complexe d infériorité pour écrire des idioties pareilles. Le cout de la vie, à part pour le logement, est moins élevé à Paris pour quantité de biens, que dans bien d autres villes de Province. Le metro bondé aux heures de pointe c est normale, les gens travaillent. Les bobo, ce terme que je déteste, ne sont surtout pas dans le 16 et 17 e arrdt, une telle erreur prouve que l auteur ne sait pas ce que veut signifie ce mot, employé à tort et à travers, pour qualifier des urbains. Meme remarque pour les videurs bobo.. Quant à l égoïsme, l’égocentrisme et je ne sais quoi encore, je répondrai que lorsqu on n est pas fait pour la ville, parce qu’on ne comprend rien à ses codes, on retourne vivre dans sa campagne où les gens votent Front National et n ont que la tele pour seul distraction. Paris n est pas la France mais la France c est Paris, car c est ici qu a été fait le pays et que cela continue.

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