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Zoom sur la tornade des rédactrices 2.0 !

On les voit partout !

Sur les réseaux sociaux, en modèles sur les sites de marques en ligne et même sur petit écran…Ces nanas là nous inspirent un mélange d’idolâtrie et d’antipathie.

Alors comment ces filles sont-elles devenues influentes ?

Jusqu’à combien peuvent-elles gagner selon vous ?

Voici l’envers du décor de ces petites égéries du web !

1 : L’enjeu des marques

Les internautes qui suivent le plus les blogs sont des jeunes filles de 18 ans. Elles accompagnent leurs idoles depuis déjà quelques années, s’attachent et défendent leurs modèles.

Notre génération ( pour la plupart des nineties ;) ) est déjà dépassée par ce phénomène. Ne nous le cachons pas. A notre époque, les fillettes s’identifiaient à des stars vues à la télévision ou dans les magazines (oui, on a parfois voulu ressembler à Britney Spears) mais aujourd’hui la nouvelle sous génération préfère des personnes qui leur sont plus proches, avec qui elles peuvent interagir ou leur montrer leur fanatisme…

Les réseaux sociaux ont facilité cette proximité et ce besoin de « suivre » des gens

« In »

Même les marques les plus prestigieuses s’y mettent. Ces nouvelles créatrices de tendances créent l’émeute, ce sont les stars du prêt à porter.

Une jeune fille banale qui devient une belle princesse : un vrai conte de fées !

Collaboration Betty et Louis Vuitton : http://www.leblogdebetty.com/louis-vuitton-betty-autier/

Hé oui, la blogueuse mode qui a un minimum d’influence, c’est une nouvelle amie qui conseille, qui est sympa et attachante mais surtout qui est populaire (suivie par plus de 10 mille personnes par jour).

Elle poste de nouveaux contenus au quotidien et connait la mode avant tout le monde. C’est un moyen de substitution à la presse écrite puisque celui-ci est gratuit et accessible à tous et partout. Ha ! Les progrès d’internet !!!

Le petit  (voir gros, mais chut) côté voyeurisme est aussi présent. Notre génération, baignée dans Secret Story, trouverait cela ennuyeux de suivre un blog ou seules les nouvelles collections sont publiées. Non, aujourd’hui on a besoin de se reconnaître à travers cette personne, de la voir évoluer, d’avoir l’impression d’en apprendre sur elle.

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2 : Une petite mine d’or ? vrai ou faux ?

Soyons transparents, seulement 50 filles peuvent vivre de leur blog en France, ce qui est relativement peu…Mais, certaines sont de réelles machines de guerre !

Il suffit d’une photo d’un vêtement précis donné par la marque, pour que cette entreprise fasse rapidement rupture de stock. La logistique de ces magasins qui sponsorisent ces jeunes filles s’adapte et prévoie à l’avance les effets du mimétisme des internautes.

Les entreprises donnent toujours plus de budget, dans ce nouveau levier du web qui influence les jeunes filles accro à leur image et aux vêtements, mais deviennent aussi plus exigeantes.

Le site d’Urban Outfitters pour la blogueuse Sara Waiste, par ici l’interview !

Très peu de blogueuses gagnent très bien leur vie. Les 3 meilleures peuvent gagner jusqu’à 50k€ par an.

Dans ce revenu, il est compris : les bonus, l’affiliation, les partenariats

Une importante partie de la rémunération est en nature (à savoir les vêtements donnés par la marque). Un site comme Asos peut donner 2 à 5 milles euros à une blogueuse par mois, à dépenser sur le site. Une sorte de ticket cadeau pour qu’elle puisse choisir son look et faire une bonne promotion du site. Soit la blogueuse passe en direct avec la marque, soit elle passe par l’intermédiaire d’une plateforme d’affiliation et intègre des liens redirigeant l’internaute vers le site marchand. Il ne faut pas être dupe, tout se monnaie, money, money

Le blog de betty, c’est ici !

3 : De quelle manière gagnent-elles leurs revenus ?

Être blogueuse peut être un véritable job ! Ces professionnelles de la mode y passent une grande partie de leur journée : inspiration, choix des vêtements, achats, photos, retouches, rédaction ou encore mise en ligne.

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Elle tire profit de leur passion par différents moyens de rémunération, quelques points à savoir …

1)     La publicité sur leur page ou blog (bannières, habillage). Certaines filles (comme le blog de Pauline ci-dessous), passent directement par des régies qui gèrent leur publicité ainsi des marques luxueuses peuvent avoir une belle visibilité sur ces pages à succès. Évidemment pour arriver à ce type de partenariat il faut avoir un très fort trafic sur le blog en question (50 000 vues par semaines minimum).

2)     Les posts sponsorisés

Ils sont souvent rémunérés directement en argent, sinon ce sont avec les produits exposés eux-mêmes. Souvent la blogueuse a le choix des articles qu’elle met en avant. Des entreprises comme Asos ou Urban Outfitters donnent une totale liberté à ce niveau. D’autres sites, moins grands, peuvent demander de mettre en avant un produit ou une collection précise. Tout dépend des partenariats passés. Pour vous donner quelques chiffres, une blogueuse suivie par plus de 500 personnes sur Facebook peut exiger 500€ par article dédié (c’est-à-dire qui représente une marque ou un vêtement précis). Les fins de mois peuvent se remplir assez vite…

Cependant, les entreprises évitent souvent de monnayer de cette façon les blogueuses. Les dirigeants préfèrent se diriger vers des partenariats (que nous verrons ensuite) qui leur coûte bien moins cher.

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3)     L’affiliation

L’affiliation est un acteur du web qui va jouer le médiateur entre la marque et l’éditeur (c’est-à-dire le blogueur). En contrepartie d’une visibilité gratuite sur le site des blogueurs, les marques rémunèrent la plateforme d’affiliation et l’éditeur à chaque vente faite par l’intermédiaire du blogueur. Voici un petit schéma pour bien tout comprendre car ces notions sont souvent peu reconnues du grand public.

La bloggeuse est donc rémunérée à la performance, pour chaque achat effectué par une internaute qui est passée sur le blog, la blogueuse par ses liens trackés (en rose) remporte un certain pourcentage (allant de 8% à 40%) de la rémunération de la vente.

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Cette utilisation est très utilisée aux États-Unis mais se développe plus doucement en France. Les annonceurs sont frileux de donner autant d’importance et de marge à ces nouvelles égéries.

4)     Les partenariats

C’est la technique la plus utilisée en France. Les entreprises contactent directement les blogueuses qui les intéressent et leur proposent ainsi des opérations spéciales : collaboration, rédaction d’un article particulier, création d’un look ou d’un nouveau vêtement avec la « touch » de la blogueuse.

Attention, cette rémunération est aléatoire : de 800 euros à 4000 euros pour les bons mois, pour les très bonnes blogueuses (je me répète mais c’est important). Elle dépend des saisons : les soldes, noël, saint valentin ou toutes autres fêtes commerciales et des partenariats mis en place.

 

Quand certaines filles s’attachent, d’autres se fâchent… Il est question d’authenticité, d’étique et d’humilité.

Forcément le succès apporte jalousie et curiosité. Les jeunes filles sont souvent accusées de se prendre pour des stars ou d’être hypocrites.

Entre l’adoration et les moqueries des autres, elles occupent une place bien importante qui ravie ou qui dérange.

 

 

 

 

 

 

 

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