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BiC…ou l’art de se renouveler !

Plus connu pour ses stylos à bille, la société française BiC se lance sur le marché de la tablette tactile, la Bic Tab.

bic-cantoLa saga BiC

La société PPA (Porte-plume, Porte-mines et Accessoires) fut fondée en France en 1945 par Marcel Bich. L’entreprise rachète le brevet du stylo à bille inventé par le hongrois Laszlo Biro et lance, en 1950, le stylo à bille BiC Cristal qui a été, depuis, vendu à plus de 100 milliards d’exemplaires et reste encore le stylo le plus vendu dans le monde. En 1953, la société prend le nom BiC afin de s’exporter dans d’autres pays.

Aujourd’hui BiC est présent sur les cinq continents, dans plus de 162 pays.

 La marque BiC se décline en plusieurs gammes. Tout d’abord des articles de papeterie à travers les légendaires stylos à bille BiC mais aussi rollers stylo-feutres, porte-mine, marqueurs… Puis en 1972, BiC diversifie son activité en commercialisant son premier briquet. En 1975, BiC lance son premier rasoir jetable mono-lame qui rencontra un franc succès. La marque continua de se développer sur ce marché avec un réel succès. Aujourd’hui, les gammes principales sont « BiC classique », « BiC sensitive » et « BiC Confortwin ».

 BiC a vendu 100 milliards de stylos entre 1950 et 2005, ce qui « représente suffisamment d’encre pour tracer une ligne jusqu’à Pluton, et en revenir, plus de 20 fois ».

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Le « flop » et le « top »

Fort de ses nombreux succès, BiC souhaite se développer sur d’autres secteurs. C’est ainsi qu’il lance en 1988, une série de 4 mini parfums, en forme de briquet. Malgré de bons résultats aux « tests en double aveugle », cette commercialisation fut un total échec.

En cause, surement une stratégie de pénétration du marché très mal géré. En effet, la marque voulu vendre ses parfums dans les points de vente les plus conquis par BiC, les bureaux de Tabac.

L’image du luxe et de la séduction, renvoyée par le secteur de la parfumerie, est en total contradiction avec l’image des bureaux de tabac et des produits jetables. Les produits furent retirés de la vente en 1991, soit 3ans après leur lancement.

 En 2008, la marque renouvelle l’expérience mais cette fois-ci dans le secteur de la téléphonie mobile, c’est ainsi que né le BiC Phone en association avec l’opérateur Orange.

C’est un téléphone prêt à l’emploi disposant d’une heure de communication (carte SIM intégrée et batterie chargée), simple et accessible pour tous. Pour 49 euros, l’utilisateur pourra bénéficier de 60 minutes de communication dans les deux mois suivant l’achat. Existant en deux coloris, orange et vert il est distribué dans les tabac/presse, les gares, les aéroports, les GMS (grandes et moyennes surfaces)… En 2011, il est disponible à 29 euros avec appareil photo et en 4 couleurs, avec 30 minutes de communication et 100 SMS/MMS offerts. Ce portable, à contre-courant du marché actuel, découle d’un partenariat entre BiC et Orange, mais la fabrication est effectuée par Alcatel-Lucent. Contrairement aux idées reçues, ce portable est non-jetable contrairement au Hop-on qui existe aux États-Unis. L’utilisateur pourra ensuite recharger son BiC Phone avec les recharges présentes sur le marché.

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Quand BiC surf sur la révolution numérique

Depuis peu, un nouveau phénomène apparaît dans les écoles primaires. Adieu les stylos à billes et autre TippEx qui salissent les cahiers et bienvenue à la tablette numérique. Plus pratique, plus attrayante pour les écoliers, ce nouvel outil qui se veut pédagogique pourrait à long terme menacer la popularité de notre bon vieux stylo BiC. Cela n’est sans compter sur l’ingéniosité et l’avant-gardisme de BiC. En effet, la société a décidé de prendre les devants et de se lancer sur le marché le plus convoité par les fabricants de tablette, la tablette pédagogique.

Avec ce produit, BiC s’attaque tout simplement au marché de l’Éducation nationale. Dans un premier temps, le groupe vise à équiper les écoles primaires. Même si, à terme, la marque ne s’interdit pas une commercialisation auprès du grand public. Le roi du jetable a donc dévoilé en octobre dernier, sa  BiC Tab dotée d’un processeur Atom fourni par Intel.

 Présentée sous forme de « placard », la solution se destine à l’équipement d’une classe et inclue 30 ardoises numériques ainsi que leur station de rechargement.

«Le principe de l’ardoise BiC Tab repose sur des principes simples. Chaque élève d’une classe dispose d’une ardoise qui s’utilise avec un stylet ergonomique développé pour les enfants», explique Billy Salha, directeur de BiC Europe.

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La mission de la BiC Tab : apprendre à lire et à écrire ! Mais pas que, d’autres enseignements peuvent également s’y ajouter. La tablette est conçue pour faciliter l’apprentissage des enfants mais pas seulement, les enseignants s’y retrouve aussi. Ils peuvent depuis un ordinateur, envoyer un exercice à faire à l’ensemble de la classe, ou décider de faire travailler sa classe par petit groupe. Il peut «voir» ce que chacun fait, éventuellement stocker certains travaux sur une clé USB ou sur son PC. La navigation sur le web est également possible, avec un « contrôle parental ». Via sa tablette, connectée à celle des élèves, l’enseignant peut donner accès à certains sites.

 Les  premières tablettes ont été ou seront livrées au courant du premier trimestre et sont accompagnées de nombreux exercices, pour toutes les matières et niveaux. Afin de répondre au mieux aux attentes de l’éducation nationale, BiC a élaboré ses exercices en partenariat avec des éditeurs spécialisés dans les manuels scolaires. Des modules de création permettent aussi aux enseignants de créer leurs propres exercices, de les adapter au contexte des classes. Il y aura la possibilité, dans un deuxième temps, de les partager dans un site communautaire.

Selon la demande des écoles, une solution de 30 tablettes coûte : entre 6.000 et 20.000 euros pour équiper une classe entière. L’école peut acquérir 6, 15 ou 30 ardoises numériques, et choisir différents contrats d’assistance aux enseignants.

«Ce produit est le fruit de la collaboration entre nos deux sociétés depuis plusieurs années. Les premières discussions remontent à un peu plus de deux ans. Faire travailler ensemble deux sociétés très différentes nous a permis d’innover et proposer un produit pertinent » se félicite Stéphane Nègre, le président d’Intel France.

BiC a fait le choix de Linux pour sont système d’exploitation. Cela permet aux deux entreprises de ne pas entrer en concurrence frontale avec le leader du marché, l’iPad d’Apple.

Ce petit dernier aura-t-il le même succès que ces grands frères de la marque ou sera-t-il le deuxième « flop » de Bic.

L’incontournable du pratique et pas cher, le leader du jetable, réussira-t-il à s’acheter une crédibilité sur ce marché où les géants sont confortablement installés et ont une réelle légitimité ?

Nous vous donnons rendez-vous dans quelques mois pour suivre la saga BiC.

Neliffer& Marie-Charlotte

 

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